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dimanche 27 novembre 2011

Hervé Morin : «Des idées neuves pour changer la france»


«Contre vent et marée» semble être le leitmotiv de nos petits candidats ces jours-ci.
Quand je parle des nos petits candidats, je qualifie bien évidemment nos potentiels élus en terme de puissance électorale.
Avec des sondages stagnants entre 0 et 1%, je suis quasiment sûr que si j'avais un tas de potes haut placés pour me refiler leur signature, j'arriverai moi aussi à me hisser à ce niveau Annapurnesque. En même temps, l'Annapurna est le premier sommet de plus de 8 000 mètres à avoir été gravi, et ce dés la première tentative, et par une expédition française en plus de ça. Faudra que je pense à lui en parler, ça devrait surement le conforter dans son choix.
A noter tout de même que c'est le 8 000 mètres le plus dangereux de la chaîne himalayenne, avec un taux de mortalité très élevé : un mort pour deux ascensions réussies. Fait gaffe mon Hervé, reste très proche de ton matériel, y'en a quelques uns qui vont sûrement avoir envie de saboter tes mousquetons ou ton harnais, un peu comme tu l'as fait en 2007 avec ton ancien ami François Bayrou.
Je te rappelle les faits, au cas où : au soir premier tour de la présidentielle, François a raté le coche et avec 18,57%, et s'enferme dans son rôle de meneur de la troisième voie. Mais toi, opposé à une stratégie d'enfermement, tu appelles à voter pour Nicolas Sarkozy, entrainant au passage une hémorragie au sein des députés centristes.
Cruel rappel. Et oui, toi aussi tu es un traite.
Comment veux-tu nous faire croire que tu puisses aller jusqu'au bout ?
Aprés avoir balancé sur M6 les lieux communs qui te servent de propositions de campagne :
  • 37 heures de travail hebdomadaires (Pourquoi pas, fallait faire original entre les 35h du PS et le retour au 39h de l'UMP)
  • Sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale (Bonne idée, mais alors étendons le principe aux inégalités jeunes/vieux, blancs/basanés ...)
  • Fournir des moyens de contraception aux mineures dès 16 ans (Seule vraie bonne idée, Royal avait eu la même en 2007)
tu rappelles immédiatement que «le centre est [pour toi] naturellement à droite», que Francois Bayrou n'a pas été un bon ministre de l'éducation - ce qui ne t'as pas empêché d'être son porte parole en 2002, et son principal soutien en 2007- et que tu comptes déjà négocier ton ralliement au second tour.

Affligeant ! Af-fli-geant !

Et dire que tu as placé ta candidature sous le signe de la «vérité, de la modernité, du progrès et de l'égalité».

vendredi 25 novembre 2011

L'interview virtuelle du jour : Francois Bayrou

Ça y est, cette nuit, j'ai réalisé ma première interview virtuelle.
Pour mon plus grand bonheur, le psychopathe de l'élection de 2007, celui qui n'a jamais voulu monter voir Ségo dans ses appartement, préférant rester dans sa voiture à téléphoner, le merveilleux François Bayrou, a bien voulu être le parrain de cette nouvelle émission.

Je vous relate les faits, tels que je les ai vécus avec mon nouvel ami.

- Donc François, ça y est, à 60 ans, fin du suspens, tu te déclares enfin candidat pour la présidentielle de mai prochain ?

- Oui comme je l'ai confirmé hier au journal de TF1, je propose ma candidature à l'élection présidentielle de 2012

- Cela me rappelle un autre "oui", celui de François Mitterrand en 1988.

- Je suis flatté.

- Mais tu le mérites. Tu annonces également que tu officialisera la chose au cours de la semaine du 5 décembre. Je te conseille de retenir la date du 6 décembre, jour de la saint Nicolas et de la distribution des cadeaux aux enfants, ce serait un si beau présent que tu nous ferais.

- Effectivement, je l'envisage.

- Formidable. Et en quoi , François, la candidature du président du Modem - 18,57 % des voix en 2005 je le rappelle pour nos téléspectateur - peut-elle avoir un impact sur la paysage politique actuel ?

- Les français, dans leur grande majorité, sont plus inquiets qu'ils ne l'étaient il y a cinq ans. Les problèmes mis en avant par le gouvernement actuel, comme la sécurité, l'immigration ou la santé économique du pays n'ont pas été traités. Il faut absolument que le pays reparte sur des bases nouvelles et il est impossible que l'on continue comme cela pendant cinq ans.
Si vous prenez la situation du pays, aucun des chapitres qui préoccupent les Français n'a connu d'amélioration pendant cette mandature.

- François chéri, tu as déjà été candidat en 2002 et 2007.
Au premier essai, tu as recueilli 6,84 % des voix.
Au deuxième, tu as créé la surprise en réalisant le score record de 18,57 %, te propulsant par la même occasion au rang de "troisième homme".
Question, n'as-tu pas peur de valider l'adage qui veut que jamais deux sans trois ?

- Non, et j'en fais la promesse solennelle devant les français, je serai le candidat qui fera mentir les proverbes ! Et pour employer une parabole venue de l'ovalie chère à mon Béarn natal, le troisième essai sera transformé.

- Je suis conquis mon François. En 2007, tu as été courtisé par la droite comme par la gauche. L'écologuie avait été quelque peu délaissée avec la crise qui nous frappe, mais les incidents de Fukushima vont probablement peser lors du choix du bulletin de vote au premier tour. Comment te situes-tu par rapport à cette mouvance écolo-bobo ?

- Je continue à être le candidat de l'indépendance et de l'alternative. Quand je vois la tournure que prennent les échanges entre les candidats du PS et d'EELV, je me dis que ce grand désordre ne présage de rien de bon pour le pays.

- Je t’aime François. Tu es formidable.

- Je sais

- Estimes-tu comme bon nombre d'analystes politiques que tu chasses sur les terres de François Hollande, terres laissées libres par le retrait incompréhensible de mon ami Dominique ?

- Non, certainement pas. Je juge insoutenable économiquement le programme socialiste.
On ne pourra pas assumer la création de 300000 emplois jeunes sur les fonds publics, on ne créera pas 60000 à 70000 postes d'enseignants, on ne fera pas une allocation générale d'autonomie pour les étudiants,
on ne reviendra pas à la retraite à 60 ans. Tout cela ne se fera pas.

- Calme toi mon François, nous savons pertinemment que le PS va une fois de plus rater le rendez-vous avec l’élection reine. Ce n'est qu'un parti à vocation locale.

- Effectivement, et nous voyons que François Hollande commence à avoir du mal parce qu'il n'est plus jugé en comparaison avec ses rivaux du PS mais en lui-même.

- Comme tu es clair-voyant.

- C'est effectivement un trait qui me caractérise. N'oubliez pas que je suis le seul candidat en 2007 à avoir imposé l’idée de la réduction des déficits public.

- Je me souviens mon François, j'ai même longtemps milité pour que tu obtiennes le prix Nobel d'économie 2008.

- Peu me chaut ce genre de fanfaronnades !

- Bien évidemment. Peux-tu nous livrer les points sur lesquels tu comptes mettre le paquet pour rependre une expression de djeuns ?

- J'aime les djeuns, et ils seront une de mes priorités. Et ces priorités pour sortir la France de la crise seront au nombres de deux : produire en France et rendre à notre pays la meilleure éducation au monde. C'est une guerre que nous avons à livrer. L'enjeu, c'est notre liberté, notre dignité, et que vaille la peine la vie de nos enfants.

-  C'est beau, on croirait du Céline.

Alors que les nuages sur lesquels nous conversions viennent d’atterrir, de jeunes biches s’approchent pour lécher les mains du leader centriste.
Il impose sa loi à la nature, son charisme contraignant le règne animal à la soumission.

Jean-Louis Borloo, touché par la grâce divine, se range derrière le héraut centriste. Guitare à la main, il se joint à nous. il entonne sur l'air de "Hey Jude", une ode à son nouveau mentor :

"Bayrou, don't make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better."

Marielle de Sarnez, Jean Arthuis et Jean Lassalle, qui nous guettaient dans la clairière toute proche, reprennent le final :
"Na na na nananana, nannana, Bayrou ..."

C'est magnifique ...

Hé !
Hé ho, Francois !
Reveilles
toi François, hou hou !
Réveilles toi ... Tu t'es encore endormi devant Envoyé Spécial !
Allez zou, va au lit ...